Samedi 27 mars 2010
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Parler d’identité avec les mots d’une
autiste est un exercice sur le fil.Tu avances corps ouvert , tête par-dessus bord comme un embarqué sans rames.
Etre en relation avec soi même , le public, pirouette de style symbolisée dans la navigation de la fictive scène , no limites.
Je me suis retrouvée au milieu du je , plantée dans l’interrogation du qui est on ?
Jeu subtile masqué temporairement dans la folie d’exister tous ensembles nus identitaires , mais là, et pour quoi faire ?
La question comme marquée au fer rouge, apparaît régulièrement pointée dans le débit sonore, les absences de mots.
Les non prononcés, nid douillé pour les errances et le corps pète.
Jamais , toujours, symbole de notre ignorance, habitants nomades de nos frontières sociales déviées culturellement par acquis des gestes de la vie en groupe , jusque dans la perte du soi même.
Et ça pète !!
Une idée de la folie , car derrière le masque, respire quelqu’un, derrière le vide, plein d’idées s’agitent, derrière les spectateurs, les questions fusent, les réponse font tomber le masque des acteurs.
Car, qui sommes nous vraiment , avec nos doutes, nos vérités, corps, cerveaux, attachés les uns aux autres par besoin de survie .
Infini gargouillis mêlant les voix des habitants du territoire hanté par le qui est on et on se tient la main comme un signal de fin en laissant la magie d’être ensemble répondre à la question.
Babouillec le 15 et 16 mars 2010
Par théâtre des 100CV - explorations artistiques collectives
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